« Le syndrome de Zebulon »

(Suite de l’aventure « je vous écris du haut du burnout » ). 

(…)

Me voilà revenu à mon poste ce matin, c’est mon 1er jour après ce congé… Je regarde autour de moi, plafonds, fenêtres, collègues, dossiers… je n’y suis pas… je n’y suis toujours pas…

Alors quelles sont les solutions que j’aurais dues trouver pendant ce repos ? Où se trouve cette quiétude, cette sagesse qui me font tant défaut ?

Il paraît que c’est long… les gens me disent. Cet état de « burn-out » n’est pas venu du jour au lendemain, tout comme sa guérison.

Dans ce grand moment de déconcentration, je cherche des solutions simples, oui j’ai trouvé ! Et si je changeais tout ?

Changer de vie, changer de conjoint, changer de boulot… Oui c’est le remède à tous mes maux !

Mon état est peut-être celui d’un malaise vis à vis de ma vie, un ras-le-bol général tout simplement… Oui c’est ça !

Je commence à cogiter toute la journée au fameux plan d’attaque que je vais me concocter.

De consultation d’offre en offre d’emploi en tout genre, le temps passe… et j’oublie ainsi le travail pour lequel je suis payé.

Tiens, je me prends à imaginer la liste des futurs partenaires possibles avec lesquels je passerais bien un weekend ou une soirée… et tout quitter…

Et si je changeais de ville, de maison, d’atmosphère… ?

 

Tournicoti, tournicoton…  Oui je suis atteint du syndrome de Zebulon

Pour se rafraichir la mémoire, Zébulon est un personnage de TV animée de mon enfance. Il est un petit sorcier, monté sur ressort, il tourne et tourne au point de s’étourdir. Grâce à une formule magique « Tournicoti, Tournicoton », Zébulon se transporte au pays du Bois-Joli pour y retrouver ses amis, un monde merveilleux en apparence.

Etourdi par mes propres paroles, je trouve que l’herbe est plus verte ailleurs. En appliquant ma ritournelle extraordinaire, mes pensées m’emportent dans ce monde dit du Bois-Joli…

En y regardant de plus près, que vois-je ?

Mes collègues me délaissent, ils n’écoutent plus mes décisions, je ne les inspire plus… je deviens très désagréable…

A force d’imaginer des aventures, d’organiser des sorties cachées, mon partenaire perd confiance dans notre propre relation, et les choses tournent mal. Quant aux enfants, je vous laisse imaginer …

Et un jour, mon monde, ma vie s’écroule.

Dire que je cherchais la sagesse, la quiétude.

J’y trouve un amas d’ennuis, des tracas, du stress, et des gens sans cœur et sans valeurs.

C’est un coup de Pollux ?

Il est encore temps de ne pas passer l’autre côté.

Tout simplement à la recherche de moi-même et de mon énergie… c’est justement mon partenaire, mes enfants, mes collègues qui m’aideront à le faire et à me retrouver.

La vie est bien fragile et il faut la préserver.

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